Huiler et protéger le bois, Yakisugi (ShouSugi Ban)

Faut-il protéger le bois brûlé Yakisugi ?

maison en bois brûlé brossé huilé

Faut-il protéger le bois brûlé appelé Yakisugi ou Shou Sugi Ban ? La réponse dépend du type de brûlage, de votre utilisation et de votre culture ! À l’origine, les japonais laissent le Yakisugi se modifier avec le temps sans aucun traitement. En Europe ou en Amérique du Nord, nous voulons souvent maitriser l’aspect esthétique dans la durée. Du coup, nous appliquons des traitements afin de fixer le carbone.

extension bois brûlé MEBB
Extension en bois brûlé en Bretagne (MEBB, Marc Eliès)

Dans ce nouvel article, découvrez toutes les possibilités de traitement et leurs contraintes pour profiter durablement de votre bardage ou de votre déco intérieure en Yakisugi.

Le Yakisugi au Japon

“Yakisugi” signifie “bois de cèdre grillé”. Si vous avez entendu parler du “Shou Sugi Ban”, c’est la même chose sauf que ce terme est une erreur de traduction. J’avais enquêté à ce propos dans un article précédent. Un célèbre sinophile français m’avait alors éclairé sur ces termes. Nous parlerons donc ici de “Yakisugi”.

On dit que le Yakisugi s’est popularisé dans les villes japonaises de la région de la mer de Seto. On l’aurait utilisé après avoir constaté que le bardage brûlé retardait la propagation des flammes. Dans un Japon médiéval dont toutes les habitations sont en bois, cette qualité est évidemment primordiale. Cette technique est encore utilisée de nos jours.

A l’origine, le bois employé est une essence abondante localement : le Cryptomeria Japonica appelé également “cèdre du Japon”. Cet arbre peut mesurer jusqu’à 60 mètres de haut et 4 mètres de diamètre ! Autant dire que c’est un géant. Il a été introduit en Chine, aux Açores, en Suède ou sur l’île de la Réunion. Nous en avons également quelques peuplements en Bretagne. Son bois est rosé, léger et odorant.

Au japon, le brûlage des planches se fait majoritairement de manière traditionnelle en liant 3 planches en triangle. On met le feu à la base en tenant les planches à la verticale. Les flammes montent vite dans cette cheminée improvisée. La colonne de flammes montent à plusieurs mètres au-dessus des lames de bois. Toute la difficulté du “maitre du feu” est de savoir quand ouvrir le paquet et arrêter la combustion…

Yakisugi et Wabi-Sabi

art du bonsai wabi sabi

La raison d’être historique du Yakisugi au Japon est la lutte contre la propagation des incendies. Les planches traitées par le feu ne reçoivent donc aucun traitement susceptible de rendre ce bardage inflammable. Car si l’on ajoute de l’huile ou des produits chimiques pétroliers pour fixer le carbone, on apporte un carburant (triangle du feu). Du coup l’objectif de retardateur de flamme du Yakisugi est réduit à néant !

Le bardage brûlé va donc voir son aspect se modifier au fil du temps. Plus ou moins rapidement suivant son exposition. On sait également aujourd’hui que ce vieillissement diffère suivant l’essence employée. Par exemple le douglas tiendrait moins bien en exposition sud ou sud-ouest. Pour les japonais, c’est juste la marque du temps. Pas de quoi en faire un fromage (de soja) !

Cela va même chercher beaucoup plus profondément dans la culture japonaise issue du Taoïsme et du Bouddhisme : le Wabi-Sabi. Cette expression rassemble deux concepts distincts. D’une part “Wabi” nous invite au recueillement, à la simplicité voire à la solitude et à la mélancolie. Le wabi remet l’humain à sa place, modeste, face aux éléments. Une “saudade” japonaise ?

D’autre part, “Sabi” décrit la marque du temps, salissures, rides ou patine. Il mêle l’imperfection (humaine ou naturelle) et le vieillissement.

En associant ces deux termes, on pense aux jardins zen constitués de minéraux ou à l’art du bonsaï. La pratique du “Kintsugi” qui consiste à réparer une fêlure avec de l’or en la sublimant est totalement “wabi-sabi”.

Appliquée au bardage en bois brûlé, cette manière typiquement orientale d’envisager les choses traduit l’acceptation du changement d’aspect. Au lieu de lutter contre les affres du temps, on les contemple !

Le bois brûlé dans l’architecture occidentale

Avec l’essor du goût pour la culture japonaise à travers le monde, le Yakisugi s’est exporté en Amérique de Nord et en Europe. Les architectes se sont emparés de ce bois noir qui met en valeur les lignes de leurs projets. Il y a aujourd’hui un véritable engouement international pour le bois brûlé. Les filières industrielles se mettent en place dans le sillage de la pionnière : Nakamoto Forestry. Cette entreprise de la préfecture d’Hiroshima possède ses propres forêts de sugi. Elle exporte aujourd’hui sa production au USA, au Canada et en Europe.

Aujourd’hui, le bardage brûlé traditionnel s’est diversifié pour répondre à tous les besoins et toutes les envies des prescripteurs. Le Yakisugi est désormais disponible en plusieurs niveau de brûlage et de brossage. Ce n’est plus l’aspect résistance au feu que l’on cherche mais bien l’esthétique et le caractère qu’il confère à une architecture.

Cette évolution des attentes engendre un changement radical dans l’offre. En effet, un bardage brûlé-brossé est aussi vulnérable qu’un bois brut aux assauts du grisaillement. L’évidence d’un traitement s’impose pour conserver le contraste magnifique apporté par l’alternance de veines noires et claires.

Un autre défi est celui de la propreté d’un bardage au charbon profond et parfois au motif d’écaille. Si les mentalités évoluent sur le choix des produits de protection du bois brûlé, un client européen ou américain accepte difficilement de se salir les vêtements au moindre contact. Il demande aussi à conserver la couche de carbone le plus longtemps possible. Vu le travail et le prix demandé par le Yakisugi, on peut le comprendre. L’esprit “wabi-sabi” n’a pas voyagé aussi vite que le bois brûlé !

Alors ? Quels sont les produits les plus utilisés pour protéger le bois brûlé ?

Protéger le bois brûlé : enjeu esthétique et commercial

Aujourd’hui, le Yakisugi est fabriqué par des entreprises et des particuliers auto-constructeurs (comme je l’ai fait pour ma maison il y a quelques années). Comme il n’existe pas encore de cahiers des charges unifié, chacun fait sa petite tambouille de son côté, de manière un peu empirique. Les industriels ont tous leurs “petits secrets” qu’ils gardent précieusement comme un avantage commercial. C’est de bonne guerre mais cela ne fait pas avancer assez vite la connaissance en la matière. Je suis plutôt d’avis de discuter, tester, comparer et échanger afin de proposer au plus grand nombre les meilleures méthodes. C’est toute la raison d’être de ce blog.

Au fil des années et des discussions avec mes clients particuliers et professionnels, j’ai compris plusieurs principes dans la protection du bois brûlé. Vous les découvrirez dans la suite de cet article.

La protection du Yakisugi en extérieur

Chimique ou naturel, on peut protéger le shou sugi ban / Yakisugi avec différents produits pour conserver son aspect initial le plus longtemps possible. L’application et la consommation diffère selon le type de bois brûlé…

3 nuances de Yakisugi

Dans l’architecture moderne, le Yakisugi se décline en 3 aspects esthétiques :

echantillon yakisugi shou sugi ban brûlé écaillé
  • Brûlé écaillé : c’est la nuance classique du bardage en bois brûlé. Le bois ainsi traité présente une couche de carbone qui va jusqu’à 3-4mm d’épaisseur. Suivant les essences (douglas,sugi, chêne, Accoya qui est du pin traité thermiquement, mélèze, …) les écailles diffèrent. Qu’on l’appelle “peau de crocodile” ou “écaille de lézard”, cette finition demande un brûlage profond. Le carbone est alors très friable et salissant. Soit on le laisse se faire lessiver au fil du temps, soit on applique un produit qui va saturer le carbone et le fixer sur la lame de bois. C’est la seule finition qui peut se passer de traitement tout en restant durable (résistante aux champignons et aux insectes comme au Japon).
echantillon yakisugi brûlé
  • Brûlé : le bois est simplement noirci mais pas carbonisé. La surface ne présente pas de couche friable. Cette nuance est délicate à réaliser de manière artisanale. Il faut obtenir un résultat uniforme sans écailler le bois de printemps (moins dense). Le chêne est plus homogène que les résineux et se prête bien à cet aspect. Comme la carbonisation n’est pas profonde, la finition “brûlée” demande une protection au même titre qu’un bois brut. Sinon, le noir va devenir plus fade au fil du temps puis griser. Certains industriels n’hésitent pas à appliquer un produit filmogène (type lasure) teinté en noir pour renforcer l’aspect. Dans ce cas, quel est réellement le bénéfice ou l’intérêt du brûlage ?
bois brulé brossé shou sugi ban yakisugi
  • Brûlé-brossé : le brossage après un brûlage profond apporte un contraste sur les veines d’un bois résineux en plus d’une texture profonde. On creuse les veines tendres pour ne laisser l’aspect noir que sur les veines dures (bois d’été). Cette finition est également très appréciée et permet de créer des motifs en association ou non avec un brûlé-écaillé. Cette finition demande plus de travail donc son prix sur le marché est en conséquence ! Là encore, le bois est mis à nu. Il faut donc également protéger le bardage du grisaillement afin de conserver le contraste.

Les produits de protection du bois brûlé

Il existe désormais sur le marché plusieurs produits destinés (spécifiquement ou non) à protéger le bois brûlé. Je les classe en 2 familles :

  • Les produits catalysés: à bases de résines (polyuréthanes, alkydes…)
  • Les produits non-catalysés : Huile de Tung

Après plusieurs années de tests, d’études et de croisements d’informations, je vous livre ici mon opinion sur les avantages et inconvénients de chaque type de produits.

protéger le yakisugi shou sugi ban

Les produits catalysés

Je classe dans cette famille tous les produits d’origine synthétique ou naturelle (mélange d’huiles cuites issues du lin, du soja ou du tournesol) qui contiennent un durcisseur. Le temps de séchage est court ce qui est très recherché par les industriels du bois brûlé. Les lames sont prêtes à être expédiées sur le chantier plus rapidement. La manutention est également plus propre. ce sont surtout des résines (principalement polyuréthane) en phase aqueuse. Pas de quoi révolutionner l’industrie !

Bon en fait, ces produits n’ont pas grand-chose de nouveau si ce n’est leur positionnement marketing. Par contre, leur prix a parfois un peu flambé au passage car certains produits de protection du yakisugi se vendent à plus de 50€ le litre ! D’autres restent sur une échelle plus modeste et se situent autours de 16-18€ le litre. Certains contiennent aussi des pigments noirs pour renforcer la teinte du carbone. Entre la nature des résines et la coloration, je trouve que l’on s’éloigne vraiment de l’esprit de départ du yakisugi. Cela n’engage que moi et vous êtes libre d’avoir un autre point de vue.

Les produits non-catalysés

Dans cette catégorie, je distingue l’huile de tung pure. L’huile de lin brute est parfois employée pour une question de coût. Je ne la recommande pas pour de multiples raisons que j’ai détaillées dans cet article complet. La principale étant que lorsqu’on a passé tant de temps à fabriquer notre yakisugi, on a envie de profiter du résultat dans la durée. Alors, la différence de prix entre l’huile de tung et l’huile de lin n’est plus une barrière si on garde le bel aspect plus longtemps.

L’huile de tung gorge la couche carbonée et la rend plus souple. Après séchage complet, la surface est propre au toucher. De tous les produits disponibles, l’huile de tung est la protection la plus durable pour le yakisugi. De plus elle est issue d’une ressource naturelle renouvelable. Mais pourquoi est-elle aussi efficace ? C’est ce que vous allez découvrir dans la suite de ce dossier…

Pourquoi l’huile de tung protège si bien le bois brûlé ?

toiture en bois brûlé laurent guillot
Toiture en bois brûlé sur une extension en Normandie par Laurent Guillot

Pour répondre à cette question, il faut comprendre comment agissent les produits en séchant.

Les produits catalysés durcissent en formant une pellicule souple ou dure. Les polyuréthanes souples forment une peau qui finit toujours par peler ou fissurer. La version “dure” finit par craquer et s’écailler. Ces produits, en séchant vite, restent plutôt en surface du carbone. Derrière le film souple ou la croûte dure, le carbone n’est pas gorgé et reste friable. De plus ce sont des finitions aqueuses, du coup l’eau s’évapore et ne laisse que l’extrait sec sur le support. On perd donc beaucoup de volume de produit.

1/ L’huile de tung ne contient pas d’eau (0,3% maximum).

Je n’ai pas trouvé l’information chez les fabricants de produits à base de résines. La densité des produits catalysés indiquée sur les fiches techniques est proche de 1. On peut donc en déduire que la proportion d’eau est très certainement supérieure à 50%. Cela veut dire que dans le cas d’un produit catalysé, il ne reste qu’à peine la moitié du volume initial. Dans ce cas, la moitié de votre investissement s’est évaporé 😉

2/ L’huile de tung gorge en profondeur la couche carbonée

Sans eau, il n’y a pas d’évaporation… De plus, la catalyse naturelle est très lente. L’huile migre dans la totalité de la couche friable, jusqu’au bois non brûlé. Et elle y reste ! Cela veut dire que vous n’avez pas uniquement une pellicule protectrice avec des biocides comme les produits catalysés (Mention sur la fiche technique d’un produit catalysé :”Contient de la 5-Chloro-2-methyl-3(2H)-isothiazolone, mélangé à du 2-methyl-3(2H)-isothiazolone“). Avec l’huile d’abrasin (ou de tung selon comment vous l’appelez), c’est toute la couche carbonée qui devient résiliente aux chocs. La souplesse de l’huile une fois catalysée lui permet de résister par exemple à des impacts de grêle, contrairement aux finitions dures.

3/ Pas de film lors du séchage

Il n’y a pas de production de film lors du séchage. La finition ne pellicule pas comme c’est le cas avec les résines polyuréthanes souples. Les produits filmogènes résistent mal aux variations dimensionnelles du bois au fil des saisons. Ils sont également plus sensibles aux UV.

Des tests de protection concluants

Je vous vois venir. Vous êtes en train de vous dire : “Celui-là il nous sert sa propagande pour nous refiler sa camelote…”

bois brûlé brossé
La beauté des contrastes du yakisugi brossé par Laurent Guillot

D’un côté, vous avez raison !

Je veux que vous utilisiez le meilleur pour votre chantier ! Alors j’ai mis le paquet pour chercher des solutions pour protéger le bois brûlé de manière naturelle et efficace. C’est même devenu ma spécialité depuis plusieurs années. Je n’ai pas été le seul à faire des tests bien sûr. Ce cheminement s’est enrichi des conversations poussées avec Marc Elies en Bretagne (MEBB), Jean-François Debarnot en Suisse (scierie Corbat), la filière bois du Centre Val-de-Loire ou encore mon talentueux collègue Laurent Guillot.

Vous savez quoi ? Nous en sommes tous arrivés à la même conclusion : bien que l’huile de tung soit longue à sécher (peut-être même GRÂCE à cette faculté), c’est la protection la plus efficace dans la durée. Tous nos tests, chacun de notre côté, confortent ce résultat.

Si l’on ajoute les considérations écologiques ou financières, c’est encore plus flagrant. Quant je vois que certains produits avancent une valeur de “respect de l’environnement”, je suis choqué ! En quoi une résine polyuréthane additionnée d‘isothiazolone (un biocide pour tuer les champignons, bactéries et algues que vous pouvez retrouver dans votre shampooing…), même coupée à l’eau est-elle respectueuse de l’environnement ?

_ Simplement parce que le produit répond à un cahier des charges qui autorise ce type de mention…

Allez ! J’arrête ici la polémique et vous laisse constater par vous même et sur photos les différents résultats de protection du bois brûlé, suivant les produits employés. De mon côté, j’ai un autre article à écrire sur un autre thème récurrent : “Faut-il passer du saturateur sur ma terrasse bois ?”... La réponse risque de vous étonner 😉

À bientôt,

Guillaume

9 thoughts on “Faut-il protéger le bois brûlé Yakisugi ?

  1. Poncho dit :

    Oh, je vais m’amuser à regarder les photos de mon voyage au Japon, je n’aurais jamais pensé que ces boiseries noires pouvaient être en fait constituées de bois déjà calciné, selon la technique du yakisugi. Merci de me l’avoir fait découvrir 🙂

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Poncho !
      Tous les bois noirs ne sont pas brûlés 😉
      Par contre je suis preneur de photos de maisons japonaises en yakisugi !
      Si vous mettez la main sur quelques clichés, envoyez-les moi pliz !
      Merci 😉

  2. Thomas dit :

    Bonjour ! Super article comme toujours !!
    Petite question pour avoir plus d’infos, si le prix des produits catalysés est plus cher que les non catalysés, que devient le rendement par litre de chacun ? Cela revient à mettre un prix au m², est-il intéressent de le mentionner ?
    J’ai parlais rendement mais faut aussi compter dans la durée j’imagine.
    Beaucoup de liens ce fait dans ma tête, pouvez vous m’éclairer ?

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Thomas,
      Très bonne question le rendement au m2.C’est vrai que je n’ai pas été assez précis sur ce sujet.Je vais rectifier l’article pour y intégrer cette info importante. En plus, j’ai été surpris de voir que les rendements des produits catalysés n’étaient pas tellement meilleurs que l’huile de tung. Cela les rend encore moins intéressants à mes yeux. Le produit à 54€/L consomme autant que l’huile de tung par exemple 😉

  3. Merci pour votre article.

    Je savais pas qu’ils avaient autant de techniques différente pour le bois brulé Yakisugi.
    J’ai un peu du mal esthétiquement, mais par contre j’aime bien le rendu brossé.

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Fabienne,
      Les japonais n’ont que le rendu brûlé-craquelé.
      C’est en se dispersant à travers le monde que la technique s’est enrichie d’autres effets comme le brûlé-brossé.
      L’apport d’autres cultures et d’autres besoins est au centre de l’histoire du yakisugi…

  4. Plançon dit :

    Bonjour Guillaume, J’avais déjà entendu parler de bois brûlé et je trouve cela très beau et très design. Je me demande quel est la durée de vie de cette méthode yakisugi par rapport à un bois traditionnel sans ce traitement. Est ce que le bois doit être traité en plus contre les champignons ou les vers ? en tout cas j’ai appris beaucoup de choses sur cette technique japonaise. Je vais être attentif à tes prochains articles.

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Mathieu,
      Au japon, le bois brûlé dure jusqu’à 80 ans ! Il devient naturellement résistant aux champignons, insectes et bactéries car la cellulose (la partie “sucrée” du bois) est complètement carbonisée en surface. Le bois n’est donc plus appétant pour tous ces fabricants d’humus ! C’est donc un traitement naturel et efficace 😉

  5. Margaux dit :

    J’adore ton infographie et le fait que tu fasses référence à la culture japonaise ! Je ne connaissais pas l’existence de ce bois, merci pour la découverte 🙂

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