Huiler et protéger le bois

Huile de Tung : efficace depuis 2500 ans !

application de l'huile à l'aide du Pack complet
Dans cette vidéo je réponds aux 5 questions les plus fréquentes sur l’huile de Tung : Coloration du bois, rendu final, nombre de couches, application, consommation / séchage… Avec, en plus, un petit peu de botanique chinoise 😉

Connaissez-vous l’huile de Tung, de Toung ou huile d’abrasin ?

Non ?

Alors vous avez peut-être entendu parler d’huile de bois de Chine ou même d’aleurite ?

Toujours pas ?

Alors il est grand temps de vous plonger dans cet article et découvrir toutes les facettes de cette huile naturelle pour protéger le bois.

Utilisée en Chine depuis plus de 2000 ans, cette huile végétale issue de la noix de Tung n’a pas fini de vous étonner. C’est la plus ancienne huile siccative (=qui durcit par oxydation) connue.

D’ailleurs, savez-vous que l’huile de Tung est un des secrets de longévité de la muraille de Chine ? Les navires de la première armada chinoise lui doivent également leur flottabilité ?

Vous comprendrez pourquoi l’huile de Tung a connu son heure de gloire puis a rapidement décliné avant un lent et fragile renouveau…

Embarquez pour un fabuleux voyage qui allie botanique, science, histoire et artisanat.

Mais pourquoi diable suis-je devenu fan de l’huile de Tung ?

Tout d’abord, je tiens à vous préciser que cet article est le fruit de longues recherches et d’une veille active que je mène depuis plus de 10 ans sur le sujet. Toutes les informations que je vous livre ici sont le fruit de ma propre expérience ou de recoupements vérifiés. J’ai revu plusieurs fois ce contenu. Vous lisez actuellement la cinquième version de cet article.

J’ai découvert l’huile de bois de Chine alors que je cherchais une alternative aux vernis et finitions chimiques pour le bois. Il m’a fallu laisser de côté tout ce que m’avait appris les Compagnons pour m’ouvrir à une nouvelle pratique : le huilage du bois. Aujourd’hui, je ne peux plus me passer de cette huile d’abrasin comme disent les canadiens ! Je l’utilise pour toutes mes finitions : parquets, plans de travail, sculptures, mobilier, bardage… Que ce soit en intérieur ou en extérieur (comme ma maison en  bois brûlé façon Yakisugi »), je ne jure plus que par elle.

Mais pourquoi cette passion pour l’huile de Tung ? Est-ce bien raisonnable ?

Au départ ce n’est pas une passion mais un choix pragmatique. En sortant d’années à pratiquer des vernis brillant et épais, j’étais d’abord un peu décontenancé par son aspect plutôt mat. J’ai forgé mon avis sur l’huile de Tung en constatant ses multiples avantages. Je vais vous en citer quelques-uns parmi ceux qui m’ont immédiatement sautés aux yeux :

  • La facilité et la rapidité d’exécution. Un pinceau ou un chiffon, des couches fines, un réessuyage et c’est bon. Rien à voir avec l’énergie dépensée pour un vernis !
  • La simplicité. Plus besoin de compresseur, de pistolet, d’égrénage, de filtres à brouillard de vernis et de masque à cartouches filtrantes.
  • L’économie. Temps, matériel, consommable. C’est le jour et la nuit avec les méthodes traditionnelles que j’avais apprises en tant qu’ébéniste.
  • La flexibilité. Si une poussière tombe sur un vernis frais, il faut tout refaire. Il faut aussi attendre le séchage complet avant de pourvoir transporter ou utiliser l’objet ou le meuble. Malgré le fait que l’huile de Tung met beaucoup plus de temps à siccativer, elle est transportable ou utilisable très rapidement. Les reprises de finitions sont ultra simple à faire.
  • L’écologie. Franchement, même si l’arbre de Tung (on passe à la botanique dans le chapitre suivant !) ne pousse en Europe, le bilan est bien meilleur que mes anciens vernis à base de pétrole-qui-ne-pousse-pas-chez-nous-non-plus 😉
  • L’efficacité. Ben oui, c’est quand même primordial ! Compte tenu de la longue histoire (que je vous détaille plus loin) de l’huile de Tung, j’étais dès le début en confiance. J’ai ensuite constaté par moi-même cette efficacité de la protection du bois à l’huile de bois de chine.

Maintenant, plongez-vous dans ce bain (d’huile) en commençant par quelques notions de botanique…

Botanique de l’arbre de Tung

Fleurs de Tung mâles et femelle

On voit ici 2 fleurs mâles et une fleur femelle dont les pétales sont tombés. Crédit photo

fruit de Tung

  • Caractéristiques

En chinois You Tong ferait référence à sa feuille en forme de cœur. Voilà peut-être une des raisons de mon coup de cœur pour cette huile 😉

Nom scientifique Vernicia fordii (anciennement Aleurites fordii). Il existe une autre espèce proche appelée Aleurites montana ou Vernicia montana. L’huile extraite de cette seconde variété est de moins bonne qualité. Une troisième espèce est beaucoup moins cultivée (Vernicia cordata).

Petit arbre (3 à 15m) à feuilles caduques. Bois blanc de qualité moyenne.

Son biotope est situé sous le 30ème parallèle (Sud de la Chine, Sud des États-Unis, Argentine, Paraguay, Afrique) dans des sols humifères et légèrement acides. La fructification démarre vers la 3ème année et le pic de production commence vers 10-12 ans. L’exploitation commerciale dure environ 20 ans. Les fruits tombent entre septembre et novembre. Ils sont d’abord séchés à l’air puis pressés à froid à l’aide de presses à vis. La noix contient environ 20% d’huile. Le rendement (graines) est d’environ 3,5T/ha en Chine.

Avec sa croissance plutôt rapide et sa belle floraison printanière, c’est une essence sensible au vent. Voici une des raisons qui explique l’échec et l’abandon des plantations au cours des années 60 dans des zones balayées par des cyclones (comme au sud-est des États-Unis).

  • Utilisations traditionnelles de l’arbre

En agriculture, les jeunes arbres sont associés à des cultures de maïs, d’arachide ou de soja. Malgré le système racinaire affleurant, les chinois cultivent des légumes d’hiver au pied des sujets adultes.

Cet arbre sert parfois d’espèce de reforestation. Ses usages sont multiples : bois d’œuvre ou de feu, la coque brûlée des graines donne un excellent charbon actif, les feuilles, l’huile et les graines sont utilisées comme insecticide contre les pucerons, les chenilles, les mouches ou les courtilières (taupes grillon qui provoquent des dégâts dans les cultures en sectionnant les racines des végétaux).

Les tourteaux donnent un bon engrais.

Les graines, l’huile, les fleurs, les racines, les fruits immatures et les feuilles sont utilisées en médecine traditionnelle chinoise pour soigner les bosses, les ecchymoses et les brûlures (source : Dictionnaire Ricci des plantes de Chine, éditions du Cerf, page 554). Tous les emplâtres traditionnels utilisent l’huile de Tung.

  • Toxicité de l’huile de Tung

Toutes les parties de l’arbre sont toxiques par ingestion ! Des cas d’intoxications sont régulièrement révélés en Chine ou à Taïwan suite à une confusion avec des châtaignes. Pourtant, le fruit est vraiment différent… Les symptômes apparaissent rapidement (problèmes cardiaques, perte de réflexes, nausée et vomissements). Ils disparaissent généralement dans les 24 heures.

Cette toxicité des parties fraiches de la plante ne nous concerne donc pas. En revanche, les australiens qui sont très pointilleux sur le sujet, rappellent que l’huile d’abrasin (ou de Tung) provient d’un fruit à coque. Ils déconseillent donc son utilisation aux personnes allergiques aux fruits à coque (noix, noisette…). J’ai eu beau chercher en français ou en anglais, je n’ai trouvé aucune mention d’un quelconque problème allergique lié à cette huile.

Toutefois, je vous recommande de porter des gants lors de l’application pour éviter une éventuelle réaction cutanée.

Résultat de recherche d'images pour "photo tung tree"

Histoire chinoise des usages de l’huile de Tung

Vous allez vite comprendre pourquoi l’huile de Tung est surnommée « huile de bois de Chine » ou même « huile de bois de Canton »…

Son histoire débute il y a fort longtemps ! On dit que Confucius (551-479 AV J-C) mentionne son emploi dans confection de la laque traditionnelle chinoise. Bien plus tard, Marco Polo en aurait aussi rapporté un premier échantillon en Europe…

Heureusement, certains usages anciens sont mieux documentés.

  • La Grande Muraille de Chine

Vous connaissez bien sûr la Grande Muraille de Chine ! Même si on ne la voit pas depuis la lune, elle reste un des plus fantastiques chantiers humains.

Une partie restaurée de la muraille de Chine

Une partie restaurée de la muraille de Chine en 2011 (photo personnelle)

Cet édifice mondialement connu est l’un des seuls ouvrages pérenne que la Chine ancienne ait légué. En effet, la majeure partie des édifices était en bois. Ils ont donc disparu au fil du temps. L’ensemble de fortifications militaires que nous appelons « grande muraille » a aussi été détruit puis reconstruit maintes fois au cours de l’histoire.

Voici ce qu’en dit l’éminent spécialiste de la culture chinoise Cyrille J.D Javary (j’ai d’ailleurs eu l’occasion de l’interroger pour éclaircir le mystère du « Shou Sugi Ban » ou Yakisugi…) :

La construction de la muraille de Chine est la réponse d’un peuple d’agriculteurs sédentaires à l’attaque de barbares nomades. Elle contrôle les mouvements Nord-Sud et est vectrice de communication Est-Ouest. Son rôle n’est pas tant de stopper l’envahisseur mais de pouvoir arrêter ces pillards alors qu’ils remontent vers leurs terres ralentis par leur chargement…

Cyrille J-D JAVARY, La souplesse du dragon.

Le climat continental (chaud l’été, froid l’hiver) du nord de la Chine met à rude épreuve la pierre et surtout le mortier de la muraille. Des chercheurs ont prouvé que la longévité de cet édifice vient de la recette exclusive de son mortier ! En effet celui-ci ne se fissure pas l’hiver lorsque l’eau gèle.

En alliant carbonate de calcium, riz gluant et huile de Tung, les anciens avaient trouvé un mélange à la fois souple, collant, hydrofuge et durable ! Grâce à l’huile de bois de Chine le mortier est hydrofuge. Les joints sont donc protégés de l’éclatement par le gel en hiver.

poste de garde de la muraille de chine à Jingshanling

Poste de garde de la muraille de Chine à JingShanLing (photo personnelle)

Voici une des premières preuves historiques de l’efficacité de l’huile de Tung ! Mais ce n’est pas tout. Cette huile a aussi joué un rôle crucial dans la création de la première armada navale chinoise…

  • La construction navale

Pour flotter la coque d’un bateau doit être étanche.

C’est évident !

Pourtant, avec la construction de navires en bois, c’est loin d’être aussi facile qu’il n’y paraît aujourd’hui. Pour avoir calfaté les joints de bordés de la coque de « Fleur de Lampaul » quand j’étais adolescent, je peux vous dire que ce n’est pas une mince affaire !

Très tôt, les chinois développèrent une recette exclusive pour étancher leurs bateaux. En mélangeant le charbon actif issu de la carbonisation des coques des noix mélangé avec l’huile de Tung, ils obtiennent un coaltar très efficace.

Du coup, l’empereur Yong Le confie à Zheng He (son fidèle eunuque musulman) « l’organisation d’une formidable armada maritime destinée à aller porter au plus loin l’éclat recouvré de l’Empire chinois. La flotte de Zheng He est impressionnante par son avancée technologique« .

L’armada de Zheng He compte un millier de navires, dont le cœur est constitué d’une soixantaine de jonques géantes longues de 120 à 140 mètres de long et 50 de large. Elles accueillent ensemble plus de 2000 passagers (soldats, savants, officiels et même jardiniers qui y cultivent des légumes frais afin d’éviter le scorbut).

75 ans plus tard, Christophe Colomb partira sur une caravelle d’à peine 30 mètres de long avec une quarantaine de marins… 

Quand on connaît cet épisode, on relativise un peu l’histoire centrée sur l’Occident 😉

L’armada chinoise a navigué dans le Pacifique et dans l’océan Indien. Mais l’Empereur fut déçu par ce que Zheng He rapporta. Persuadé de la toute puissance de la Chine et de sa culture sur le reste du monde, il se désintéressa des conquêtes et fit détruire les navires… Heureusement quelques témoignages écrits ont gardé cette mémoire.

D’ailleurs, en parlant d’écriture, que savez-vous sur l’encre de Chine ?…

  • Encre de Chine et huile de Tung

Mondialement connue, l’origine de l’encre de Chine est trouble. Finalement, elle viendrait d’abord d’Inde ! Une chose est sûre, il existe de nombreuses recettes et qualités différentes d’encre de Chine. Liquide ou en bâton, elle reste aujourd’hui encore l’apanage des artistes et des lettrés.

Sa composition est immuable : du noir de fumée issu de la carbonisation de végétaux (pin) et de résine et de l’huile de Tung. L’encre de Chine n’est pas indélébile et sa densité dépend de sa qualité. Elle est utilisée depuis des millénaires en Chine. La tradition chinoise dit que c’est sous le règne de l’Empereur Huang De qu’un de ses ministres inventa l’écriture. Mais bon là, on nage en pleine théorie car ce brave empereur aurait régné près d’un siècle et son existence même est remise en cause…

A l’époque moderne les usages de l’huile de Tung ont continué à se diversifier.

Usages et fluctuations de l’huile de bois de Chine

Au début du XXème siècle, l’industrie occidentale a compris les avantages de l’huile de Tung. Elle devient alors l’ingrédient majeur des encres industrielles, des peintures, des vernis, de la laque, du linoleum.

Cette huile a même remplacé le gasoil dans les véhicules de l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale ! Comme quoi, l’idée de faire rouler les voitures à l’huile végétale ne date pas d’hier…

Comment l’huile de Tung a-t’elle séduit l’industrie ?

  • L’huile de Tung : des propriétés reconnues

La principale propriété de l’huile d’abrasin est sa siccativité naturelle très élevée. Elle durcit par oxydation au contact de l’air. Il se produit lors de ce procédé une modification physico-chimique complète. L’huile forme ensuite une protection peu filmogène mat, souple, respirante et hydrophobe. Elle colore à peine le support, ne fonce pas avec le temps et ne moisit pas contrairement à l’huile de lin. Les qualités imperméabilisantes de l’huile de Tung sont excellentes et protège durablement le bois.

Son seul défaut pour certains est son odeur jugée désagréable (comparée aux solvants pétroliers, je préfère sentir une petite odeur de frite plutôt qu’une bonne dose de COV délétères pour la santé !).

  • L’essor de l’industrie

Au cours de la première moitié du XXème siècle, les États-Unis deviennent  les plus gros importateurs d’huile de Tung en provenance de Chine. Pour réduire cette dépendance extérieure, on créé des plantations dans le sud-est du pays. Le premier arbre est introduit dès 1905.

Rapidement, les plantations se développent afin de pallier les importations insuffisantes. Les fermiers y consacrent de plus en plus d’espace durant les années 1920-30 car ils sont en recherche de cultures rentables après la crise de 1929. L’arbre de Tung est alors porteur d’espoir. Le Mississippi, la Géorgie, la Louisiane et une partie de la Floride deviennent les bastions américains de la culture du Tung.

Pendant la seconde guerre mondiale, l’huile de Tung est déclarée d’importance stratégique. On l’utilise pour protéger les munitions de la corrosion et de l’humidité et même comme substitut au gasoil pour les véhicules militaires comme je vous le disais précédemment. De plus l’embargo japonais sur la Chine rend l’approvisionnement mondial délicat.

  • Le déclin avec l’explosion de la « pétrochimie »

Après la guerre, l’apparition du polyuréthane puis de dérivés pétroliers à bas coût diminue progressivement l’attrait de l’huile de Tung. De plus, des gelées tardives au court des années 50 et 60 mettent à mal la production américaine. La rentabilité des plantations chute face à l’huile en provenance d’Argentine ou du Paraguay. Les tempêtes de la fin des années 60 détruisent une bonne part des surfaces plantées en Amérique du Nord. Malgré la mise au point d’un clone à floraison tardive les agriculteurs américains renoncent quand même à cette culture dès le début des années 70. Aux États-Unis l’arbre est aujourd’hui classé en catégorie 2 des pestes exotiques comme espèce invasive…

Dans les décennies suivantes, c’est au tour de l’Amérique du Sud de décliner. Des années 90 à aujourd’hui, la culture du Tung peine face à l’émergence de nouvelles productions agricoles. En Argentine, la région de Misiones, proche des chutes d’Iguaçu était réputée pour la qualité de son huile de Tung. La culture du soja OGM a mis fin à l’histoire. La dernière huilerie du pays est désormais en ruine ! Malgré mes recherches je n’ai pas réussi à trouver de producteur sur place. Tous les arbres ont purement et simplement été arrachés.

Le Paraguay voisin ne va guère mieux sur ce point. Le déclin est régulier alors même que la demande internationale retourne à la hausse. En Afrique, la situation est encore pire…

timbre du Malawi Tung Tree

From Malawi with Love, Tung Tree (Vernicia montana)

Au final, il n’y a qu’en Chine que la production se porte bien. Ce pays produit à lui seul plus de 90% de la totalité de l’huile de Tung.

  • Le renouveau de l’huile de Tung

L’huile de Tung revient aujourd’hui au premier plan. De nouveaux usages émergent. Par exemple en électronique où elle protège les soudures des circuits imprimés de certains de nos appareils domestiques (quand ses cours mondiaux ne flambent pas…).

Dans le Sud des États-Unis une entreprise tente de relancer la culture dans le golfe du Mexique ! Il faudra attendre quelques années pour savoir si leur essai sera couronné de succès…

Bardage huile de Tung

Protection d’un bardage en mélèze avec de l’huile de Tung Sol-Eco. L’huile de Tung pénètre dans ce bardage en mélèze exposé plein sud et laissé brut pendant 9 ans.

Composition de l’huile de Tung

  • Aspect : liquide visqueux et ambré
  • Densité : 0,933-0,938 à 25°C
  • Point éclair : 289°C
  • Auto-ignition : 457°C
  • COV (composés organiques volatils) : 0g/L
  • Indice d’iode (Iodine value) : 170. Une huile est dite « siccative » lorsque son indice d’iode est supérieur à 150.

    L’huile de Tung est composée de 4 types d’acides :

    • Acide linoléique : 8 à 10%
    • Autres acides gras polyinsaturés : 75 à 85%
    • Acide oléique : 5 à 10%
    • Autres acides gras saturés : 1 à 5%

L’odeur caractéristique de l’huile disparait au bout de quelques jours. On peut la masquer en utilisant de l’huile d’orange pour la dilution.

Selon la réglementation européenne, l’huile de Tung ne présente pas de danger pour la santé humaine. Pure, elle est stable et ne nécessite pas de pictogramme particulier pour son transport (pas d’inflammabilité notable).

 
  • Application de l’huile de Tung

L’huile s’applique aussi bien au pinceau, au chiffon, à la mèche de coton ou au pad de huilage. D’abord, il faut bien préparer le support par un ponçage au grain de 180 minimum. Le dépoussiérage est extrêmement important (brossage, aspiration). Les éventuelles poussières résiduelles s’amalgament avec l’huile pour former des grattons au séchage. Personnellement, je déteste cela !

parquet en chêne lames larges huilé tung

Parquet en chêne huilé à l’huile de Tung

Je procède généralement en 2 ou 3 couches fines. Entre chaque application, je ressuie avec un chiffon en coton pour égaliser la couche et supprimer l’huile en trop. Je laisse une nuit à chaque fois. Le séchage complet prend du temps (2 à 3 semaines). On peut tout de même circuler sur son parquet huilé ou utiliser son plan de travail au bout d’1 à 2 jours. Et si on constate des traces, il suffit de passer un coup de chiffon sec ou légèrement imbibé d’huile.

bidon d'huile pure tung de 5 Litres

L’huile de Tung que je vous propose ici est pure et non modifiée. Elle est donc facile à reprendre. J’avais constaté que les huiles pour parquet type « huile dure » ou « huile danoise » séchait plus vite mais était impossible à reprendre ponctuellement. Par exemple sur les zones de passages plus intense. Il y avait des auréoles si l’on ne reprenait pas la totalité de la surface…

En intérieur, je conseille l’usage de l’huile de Tung additionnée de 10% d’huile d’orange (D-Limonene). Dans ma boutique je l’appelle « huile haute protection ». Ce mélange est plus fluide et pénètre mieux dans le bois. Pour l’extérieur, l’huile de Tung pure permet de bénéficier de toutes les qualités de protection.

bidon d'huile haute protection 0,25 litre

  • Avantages

Par rapport aux autres huiles disponibles sur le marché, l’huile de Tung est économique. Son pouvoir couvrant est supérieur et est très imperméable, notamment face à l’huile de lin. La finition huilée est très facile d’entretien. En effet, on peut reprendre un support de manière ponctuelle, ce qui n’est pas faisable avec un vernis ou une lasure. Par exemple, du mobilier de jardin dont la lasure est écaillée nécessite un week-end de ponçage et un autre pour appliquer une nouvelle finition. C’est fastidieux ! Avec une finition huilée, on ne met plus le bois à nu mais on entretient la protection de temps en temps.

Comme mes huiles ne sont pas catalysées chimiquement, elles sont plus stables avec un point éclair plus haut. Vous ne risquez pas de mettre le feu à l’atelier ou au garage avec un chiffon qui s’enflamme dans la poubelle. Ce qui s’est déjà produit avec l’huile de lin…

Pour finir

Si après tout cela, je ne vous ai pas convaincu des pouvoirs protecteurs étonnants de l’huile de Tung, alors il ne me reste qu’à manger mon clavier !

Depuis que j’ai commencé à l’utiliser, je ne peux plus m‘en passer. C’est un immense plaisir de voir de plus en plus de personnes rechercher des infos sur cette huile. J’ai vu en 10 ans l’évolution des pratiques tant chez les professionnels que les amateurs. C’est rassurant de voir qu’une prise de conscience rapide est possible et plébiscite cette huile naturelle.

En 2009, on me riait au nez quand je parlais « d’huile de tong »… Ah ? On presse les tongs des chinois ? Ça doit sentir bon… Les temps changent et vous avez du pouvoir !

Alors si vous voulez vous procurer de l’huile de Tung en petite ou grande quantité, rendez-vous dans la boutique Sol-éco !

A tout de suite,

Guillaume

Quelques sources :

  • Dictionnaire Ricci des plantes de Chine : https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/5505/dictionnaire-ricci-des-plantes-de-chine
  • La souplesse du dragon de Cyrille J.D Javary : https://www.cyrillejavary.com/
  • Siccativité des huiles : https://tice.ac-montpellier.fr/ABCDORGA/Famille/SICCATIVITE.html
  • Mortier de la Grande Muraille de Chine : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-le-riz-gluant-fait-le-mur-25276.php
  • Fleur de Lampaul : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_de_Lampaul
  • A propos du renouveau de la culture du Tung aux USA (en anglais) : https://www.850businessmagazine.com/why-the-tung-oil-industry-might-be-making-a-comeback/
  • Réglementation européenne concernant l’huile de Tung : https://echa.europa.eu/substance-information/-/substanceinfo/100.029.338
  • Sur l’Empereur Huang De : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hu%C3%A1ngd%C3%AC
  • Mythes et réalités de l’écriture chinoise : https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/lecriture-chinoise-mythes-et-realites-4494.php

44 thoughts on “Huile de Tung : efficace depuis 2500 ans !

  1. DUROCH dit :

    Article très intéressant. Merci

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire et de me laisser un commentaire ! D’autres articles sont en préparation. Dans le prochain, je vous dis tout ce que je sais sur l’huile d’orange… A bientôt !

    2. Guillaume Le Penher dit :

      Merci pour votre soutien !

    3. Laurence GUINOT dit :

      J ai découvert cette huile sur le site. Après avoir brossé et nettoyé mon parquet, je me suis lancée (première expérience). L huile est super facile à appliquer, j en ai mis un peu trop je pense malgré le conseil de Guillaume. J ai adoré l odeur d orange. Bon la couleur du bois a bien changé mais l effet de surprise passé, le rendu est beau et plus chaleureux. Vivement le printemps que j attaque les 100 m2 qu ils me restent à faire. Et un grand merci à Guillaume pour ses conseils et sa patience.

      1. Guillaume Le Penher dit :

        Merci Laurence ! C’est toujours avec plaisir que je partage avec vous ma passion et mes astuces 😉

  2. Jeff dit :

    Merci pour toutes ces informations.

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Merci d’avoir pris le temps de lire cet article ! Et encore plus de laisser un commentaire ! Au plaisir Jeff !

  3. Clement Trepanier dit :

    Très instructif j’ai changé d’idée a propos de cette huile de tung

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Clément, votre commentaire me touche ! Merci d’avoir pris le temps de l’écrire. Je trouve cette huile vraiment merveilleuse et c’est pour cela que j’ai écrit cet article ! De grandes scieries européennes s’intéressent à ses propriétés et testent actuellement des échantillons de mon huile avant commercialisation… Je reste bien sûr à votre disposition pour tout conseil complémentaire et approvisionnements.

  4. yann.abdallah dit :

    Merci encore pour cet article très complet sur ce produit formidable ! J’ai traité le bardage extérieur en bois brûlé de mon chalet avec l’huile Sol-éco et je suis méga content du résultat, tant sur la teinte du bois (veines bien sombres, reflets dorés) que sur la protection. Après 2 hivers, et une première couche, je vais passer une seconde couche ce printemps. Si quelqu’un souhaite des photos du rendu du bardage, n’hésitez pas à demander ! @++ Yann

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Merci beaucoup Yann pour votre fidélité et votre commentaire ! Je fais tout mon possible pour diffuser une information claire et sincère sur les huiles naturelles ! Au plaisir !

  5. Albert dit :

    Bonjour

    Je découvre l’huile de tung que je ne connaissais pas
    J’ai un plan de travail réalisé avec de vieux linteaux en chêne, nous avons choisi de laisser le bois brut, non rabote. Nous voulons le mettre sous la vasque de notre SDB, je cherche un produit qui bien sûr sera hydrofuge et qui ne foncerait pas trop le bois.
    J’avais l’habitude d’utiliser l’huile dure de chez Auro, super produit, le seul inconvénient elle fonce énormément le vieux bois.
    Est ce que l’huile de tung pourrait correspondre à nos attentes?
    Merci pour votre réponse
    Brigitte

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Brigitte et merci pour votre question !
      Pour connaitre la teinte produite par l’huile, vous pouvez faire un test en mouillant la surface du chêne. Le résultat sera proche du huilage.
      L’huile de Tung, comme expliqué dans l’article, est la plus efficace à l’état naturel. Elle siccative naturellement tout en laissant respirer le bois. Grâce à sa souplesse (contrairement aux huiles dures) elle s’adapte mieux aux variations hygrométriques. Du coup, elle ne « craque » pas comme un vernis qui s’écaille. Par contre, vous devez tout de même éviter de laisser votre plan de travail plein d’eau !
      Bien cordialement,
      Guillaume de Sol-éco

  6. Fred dit :

    Bonjour, je suis en train de rénover le parquet en bois de merisier d’une chambre de 11 m2. J’ai opté pour le huiler. J’envisage d’utiliser l’huile de tung. J’ai plusieurs questions.
    -1. Quelle quantité d’huile faut il prévoir pour 2 couches sur mon plancher de 11 m2?
    -2. A l’origine, le parquet était probablement ciré. J’ai fait un ponçage au grain de 60 et un ponçage au grain de 120. Puis je huiler sans risque? J’ai lu sur un site qu’il était difficile d’huiler un parquet préalablement ciré du fait que l’huile aurait du mal à pénétrer.
    – 3. Avant ponçage, le bois se desquamait par languettes entraînant des échardes dans les pieds. Ces languettes ont disparu après ponçage. Le fait d’huiler protège-t-il vraiment de cette « desquamation »?
    -4. L’huile Sol-Eco (https://sol-eco-huile.fr/produit/huile-haute-protection/) est-elle bien formulée à partir d’huile de Tung (ce n’est pas indiqué sur la page web)?
    -5. L’huile de Tung étant préparée à partir de noix, savez vois si il y a un risque pour les personnes allergiques aux noix du fait de la libération de molécules allergisantes dans l’air de la pièce (j’ai lu cela sur un site)?

    Merci de prendre le temps de me répondre, et bravo pour votre site particulièrement bien documenté.

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Fred !
      C’est toujours un plaisir pour moi de vous aider à faire les bons choix dans vos projets.
      Tout d’abord, la consommation :
      1/ Avec 2 litres vous avez largement de quoi faire vos 2 couches. Il vous en restera certainement un peu car la second couche est moins gourmande 😉
      2/ La procédure de préparation me semble correcte. Bien aspirer pour ne laisser aucune poussière cireuse. J’ai quand même un doute sur le fait que votre parquet soit en merisier… Je n’en ai jamais vu car ce bois était réservé au mobilier, il est à peine assez dense pour faire un bon parquet et il coutait cher. De plus, c’est un bois homogène, c’est-à-dire que la différence entre bois de printemps et bois d’été est quasi-invisible. L’exact opposé du pin par exemple où les cernes sont très marqués. Or, si vous dites que vous aviez beaucoup d’échardes, cela me fait penser à un plancher ancien, très sec, en sapin, pin ou autre résineux. J’avais le même cas dans ma précédente maison.
      3/ Huile / cire. Il est effectivement impossible de huiler un bois ciré. Dans votre cas, cela me semble quand même possible si votre préparation de support est bonne (ponçage 60 puis 120 ok). La cire ne pénètre pas dans le bois. Si vous avez poncé énergiquement pour enlever les échardes alors vous avez remis à nu le bois. Donc huilage sans problème. Le seul bémol est si vous avez des joints très larges entre les lames et qu’ils ont été remplis de cire. L’huile ne pénètrera pas dans ces interstices. Dans le fond, ce n’est pas si gênant si le reste du plancher est huilé. Avec un parquet ancien, on ne cherche pas un effet neuf et impeccable…
      4/ Les échardes. Elles sont provoquées par les variations hygrométriques qu’ont subies les maisons anciennes durant leur vie. Nos intérieurs sont beaucoup plus sec qu’avant. Les boiseries sèchent et craquent. L’autre phénomène est l’usure du passage qui peut amener certaines fibres à se relever. Le huilage va nourrir le bois et l’aider à être plus souple en surface. Le plus important est ce que vous venez de faire : poncer. Malheureusement il n’y a pas de recette miracle à l’écharde.
      5/ L’huile haute protection vendue sur le site contient 2 produits ultra secrets que je vous demanderai de ne pas révéler car mon business mourrait dans la seconde qui suit 😉 Je vais quand même prendre le risque de vous révéler ma formule secrète : 90% d’huile de Tung et 10% d’huile d’orange pour faciliter l’application. Basta.
      6/ Allergie : Franchement, même en léchant le parquet je ne crois pas qu’il y ait un risque. L’allergie aux noix est une allergie alimentaire me semble t’il. L’huile de tung n’est pas comestible mais ne libère pas de COV toxique. La seule précaution à prendre serait d’éviter de huiler le bol ou les couverts à salade (d’ailleurs pour ça l’huile d’olive marche très bien !).
      En espérant avoir répondu à l’ensemble de vos préoccupations !
      Au plaisir de préparer bientôt votre commande,
      Bien cordialement,
      Guillaume de Sol-éco

      1. Fred dit :

        Merci Guillaume d’avoir pris le temps de répondre avec autant de soin. Concernant la nature du plancher, je ne sais plus trop. Je tenais cette information d’un voisin qui maintenant revient sur cette hypothèse. La poussière de ponçage était bien orangée, le parquet présente
        beaucoup de cernes allongées dans le sens des lames. Par contre, en ponçant, il y avait une odeur forte que je n’associe ni au sapin ni au pin.
        J’ai une dernière question concernant votre huile . Je voudrais savoir si elle change la teinte d’origine du plancher. Nous voudrions que le plancher ne soit pas trop foncé après l’avoir huilé, la chambre en question étant peu éclairée par la lumière du jour (exposition nord dans une rue ). J’ai fait un essai sur une chute de lame que j’ai retiré dans une autre chambre, dans le cadre de l’installation d’un placard, en utilisant de l’huile de lin achetée en supermarché. La lame une fois huilée est beaucoup plus foncée qu’à l’origine. Merci encore pour le temps que vous me consacrez.

  7. Fred dit :

    Bonjour Guillaume, 2 mois après avoir huilé mon parquet ( qui est finalement en bois de mélèze), nous sommes très satisfait du résultat. J’ai passé, comme vous m’aviez conseillé, une couche d’huile de Tung diluée à 75% avec de l’huile d’oranger. Cette première couche a été rapidement absorbée, et a donné tout de suite un très beau résultat. On pouvait marcher sur le plancher le lendemain. Quelque jours après, j’ai poncé avec du papier abrasif grain 240 rapidement le plancher. J’ai aussi eu à poncer avec du grain plus gros certaines zones où des traces de peinture que je ne voyais pas étaient ressorties après avoir huilé le parquet. Les zones poncées ne se démarquaient absolument pas du reste du parquet, ce qui montre clairement l’intérêt d’huiler les boiseries pour l’entretien futur.
    Une semaine après avoir passé la première couche, j’ai passé une seconde couche d’huile de Tung diluée à 85% avec de l’huile d’oranger. Cette seconde couche a mis plus de temps à être absorbée (une bonne semaine). Une fois complètement absorbée, j’ai nettoyé le parquet au savon noir dilué, et le tour était joué. Le parquet a une jolie couleur orangée (probablement liée en grosse partie à la nature du bois), et a une apparence légèrement rustique mais très élégante. J’ai aussi fait en même temps un essai de la même manière sur un montant de bois en chêne d’un escalier qui a donné aussi un très beau résultat avec une couleur un peu plus foncée. Je pense que je vais poursuivre sur l’ensemble des boiseries de la maison.

    Merci encore pour vos bons conseils et votre implication. L’environnement a besoin de gens comme vous!!

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Fred et merci pour ce beau retour !
      Si vous avez des photos à partager, ce serait super 😉
      Personnellement je n’ai jamais autant dilué l’huile de Tung mais je suis vraiment content que vous ayez expérimenté votre propre protocole. C’est aussi un des côtés plaisants je trouve avec les bases naturelles : on n’est pas un « simple utilisateur final » mais on peut être pleinement acteur en faisant nos propres recettes !

  8. Zeph dit :

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour ces informations sur cette huile.
    J’ai 3 questions :
    – pour 1l de cette huile pure (sans autres huiles ajoutées) , quelle superficie peut on traiter et avec combien de couche (par exemple pour un parquet)
    – quelle avantages/inconvénients/différences par rapport à de l’huile Rubio Monocoat ?
    – peut on teinter cette huile de Tung ? et si oui avec quels types de pigments naturels ?

    Merci.

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Zeph !
      >>Pour la consommation d’huile de tung :
      _ 6 questions fréquentes sur l’huile de Tung

      >>Pour les parquet :
      Comment protéger mon parquet massif ?

      >>Pour teinter l’huile, j’ai déjà fait une réponse à ce sujet dans la FAQ :
      Je réponds à vos questions !

      Bien cordialement,
      Guillaume

  9. Guillaume Le Penher dit :

    Voici le commentaire que je viens de recevoir de la part d’un chasseur qui cherchait à protéger efficacement et naturellement la crosse en noyer finement poncé de son fusil « vintage ». Il était déçu de l’huile de lin qui noircissait après un passage dans l’étui (à cause de l’humidité) :
    « Tout d’abord,merci pour votre accueil le vendredi 5 mai,nous avons échangé de maniere tres complete,et vous avez precisé les options pour l’utilisation de l’huile de tung .Mon probleme etait un peu special:je voulais traiter une crosse de fusil,j’avais l’arme avec moi,pour que vous puissiez voir l’objet.Le bois est du noyer(bois dur) que j’avais prealablement poncé(grain180,320,finition600)de retour chez moi,j’ai rapidement commencé le traitement :une premiere couche de teinture teck sur le bois brut,puis application de votre melange(tung orange)au chiffon en couches tres fines,j’ai renouvelé l’opération 4 fois(le probleme des bois de fusil c’est qu’ils peuvent rester à la pluie des heures et retrouver le fourreau rapidement favorisant l’impregnation du bois).Le produit n’a pas modifié la teinte du bois mais fixé la coloration,les veines apparaissent bien et le resultat final est pour moi parfait.j’attends à present le sechage définitif(4-5 jours je pense).Je voulais temoigner de cette experience,un peu particuliere,et confirmer que vous avez un nouvel utilisateur convaincu. »

  10. Daniel D. dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour cet article fort intéressant sur l’huile de Tung.
    Je suis un fervent utilisateur de cette huile que je dilue à 50% avec de l’essence de térébenthine pour appliquer une première couche au pinceau, puis je dilue moins la deuxième couche et je lustre enfin avec de l’huile pure à la mèche de coton.
    Je ne connaissais pas l’usage de l’huile d’oranger,
    Que pensez vous de ma technique, bien sûr je sui prêt à tout entendre et à tout lire pour aboutir à une meilleure pratique.

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Daniel,
      Merci d’avoir pris le temps de laisser un commentaire.
      Je ne suis pas un adorateur de la térébenthine bien que ce produit soit bien plus local et facile à trouver que l’huile d’orange. J’ai quand même bon espoir de voir une filière d’huile d’orange « française » se monter avec la collecte et le pressage des peaux d’oranges pressées dans les supermarchés…
      Concrètement, les 2 essences (orange et térébenthine) ont des propriétés similaires. Ce sont toutes 2 des huiles essentielles naturelles (lorsqu’elles sont pures bien sûr !). Leur rôle est d’affiner l’huile, la rendre plus fluide. Ensuite, elles s’évaporent. Donc, plus vous diluez, moins vous appliquez d’huile sur le support.
      Votre technique me semble tout à fait convenable, pourvu que vous utilisiez de l’huile de Tung au lieu d’huile de Lin !
      De mon côté, je suis assez gêné par l’odeur de la térébenthine. J’aime la fraicheur de l’agrume ! En plus, j’ai une petite collection d’agrumes rares dans le jardin…
      Je suis curieux de voir une photo de votre lustrage… Je suis persuadé que vous pourriez obtenir les mêmes résultats avec l’huile d’orange. C’est avant tout une question d’affinité. Comme en toutes choses, le mieux étant de tester !
      Bon chantier !

  11. ELISE MAUTALEN dit :

    Bonjour
    je suis en pleine rénovation d’un parquet de danse en bois brut (pin)
    Comme il n’est pas d’une beauté exceptionnelle mais qu’il doit resté brut , je cherche une solution pour le nourrir, l’embellir et le protéger un peu sans qu’il ne devienne glissant. un casse-tête pas possible.
    Pensez-vous que ce produit convienne?

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Élise,
      Je ne suis pas expert en parquet de danse 😉
      En tout cas, la glissance (c’est un terme un peu bizarre mais qui définit le coefficient de frottement) est surtout mesurée sur les carrelages. Pour les parquets, je n’ai qu’une réflexion logique et issue de mon savoir-faire : plus la surface est poncée fin, plus ça glisse. Je dirais donc que dans votre cas, il faut limiter le ponçage au grain de 120. Ensuite, la vitrification et la cire sont filmogènes : ils restent en surface et donne du brillant. C’est pour cela que certains les choisissent. L’huile Haute Protection (tung + orange) est donc plus adaptée à votre recherche. L’huile va pénétrer dans le bois sans créer une couche glissante comme la vitrification par exemple. Cela me semble donc être un bon choix. Le mieux est peut-être de faire un test sur une petite surface pour voir si cela convient à votre usage un peu particulier.

      1. Francoul-mautalen dit :

        Merci beaucoup pour votre réponse
        Je vais faire des essais oui
        Je vous ferai un retour
        Merci d’avoir pris le temps

        1. Guillaume Le Penher dit :

          Avec plaisir !
          Votre retour sera évidemment très apprécié 🙂

  12. Ibrahima KEBE dit :

    bonjour et merci pour cet article.
    Est il possible de planter cet arbre en Afrique (Sud du Sénégal).
    Merci encore

    Ibrahima KEBE

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Ibrahima,
      L’aire de répartition de l’Aleurites fordii (arbre de Tung) est plutôt autour du 30ème parallèle. Le sud la Floride ou la région du Guizhou en Chine correspondent environ à la hauteur de Marrakech en Afrique. Je pense que le sud du Sénégal est un biotope trop chaud et aride pour cet arbre, même au bord de la Casamance…

  13. Vieu dit :

    Bonjour, une question, puis je huilé mon plancher en pin et le rendre étanche pour une salle de bain ?

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour,
      Oui l’huile de Tung convient parfaitement à la protection des planchers de salle de bain. Dans tous les cas ne laisser pas un tapis trempé sécher au sol ni une mare d’eau à la sortie de la douche ou du bain. Même si l’huile de Tung résiste mieux aux moisissures que celle de lin il est conseillé de bien aérer la pièce ou d’avoir une vmc fonctionnelle.
      Je vous conseille l’huile haute protection composée de 90% de tung et 10% d’huile d’orange. Dans tous les cas appliquez toujours en couches fines.

      1. Vanessa dit :

        Merci beaucoup pour vos conseils ! Je vais y réfléchir. Cordialement Vanessa

        1. Guillaume Le Penher dit :

          Avec plaisir Vanessa !

  14. Paul Provence dit :

    Bonjour,
    Votre procédé naturel est très intéressant, de même que la possibilité de l’entretenir avec une application locale qui permet de garder maintenir l’aspect général dans le temps.
    Les différentes instructions et commentaires, concernent des sols et des plans de travail. Le procédé est-il adapté à un escalier en chêne brut brossé ? Est-il possible d’obtenir un aspect céruse en teintant le fond du veinage et en ponçant la surface dans le fil du bois au grain 180 ?
    Il s’agit d’un escalier intérieur, malgré tout, l’huile résistera-elle à une utilisation intensive ? Si oui, combien de couches faut-il prévoir ?
    Merci de me faire partager votre experience.
    Bien cordialement,
    Paul

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Paul !
      Oui vous pouvez passer l’huile sur votre chêne cérusé. Bon, pour le ponçage au 180, je suis particulièrement chi*** à ce niveau-là ! Vous pouvez vous arrêter au 120 pour un escalier sinon ça va patiner 😉
      Et si vous ne montez pas avec du sable sous les chaussures, un simple coups de chiffon imbibé d’huile tous les 12-18 mois sera suffisant.
      Pour l’imprégnation de départ 2 à 3 couches fines, 24h d’intervalle et essuyage au bout d’une heure entre chaque application.
      Au plaisir,
      Guillaume de Sol-éco

  15. Khamar dit :

    Super intéressant bravo pour ces longues recherches ! Je me permets de vous demander conseil pour être sure de mon choix …. j’ai retaper un vieux meuble en noyer donc bien déciré avec laine d’acier 000 puis traité chaque trous contre les vers a bois! Je souhaiterai garder son aspect fini naturel , puis je laisser tel quel ? Ou idéalement dois-je par principe y appliquer une finition si oui à quelle finition pensez vous ?huile de tong ou autre ? Que ça ne change pas la teinte … merci d’avance, kristell k

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Kristell,
      Le noyer est un bois magnifique !
      Si vous le laissez brut, il n’aura aucune protection contre les tâches et autres agressions. C’est comme une peau non-hydratée.
      Je vous conseille vraiment de le huiler pour nourrir le bois et le protéger. Contrairement à la cire ou au vernis qui forme un film en surface, l’huile garde un toucher beaucoup plus près du bois.
      Je trouve aussi que le bois et particulièrement le noyer (si c’est du noyer noir…) révèle toute sa beauté avec le huilage. Pour avoir une idée de l’aspect final de votre bois, vous pouvez l’humidifier légèrement.

  16. Guerin dit :

    Bonjour je suis pro et j’aime depuis longtemps travaillé le plus possible ecolos, un ami m’a parlé de vous et vos produit j’aimerais avoir plus d’info pour partager avec mes clients je suis paysagiste et travaille beaucoup le bois et la pierre naturelle.

    1. Gwal dit :

      Bonjour Mr Guérin !
      Appelez-moi au 06 63 73 46 72 afin d’en discuter ensemble !
      Vous pouvez également bénéficier de mes tarifs et conditions réservés aux professionnels.

      Bien cordialement,
      Guillaume

  17. Myriam dit :

    Bonjour Guillaume, je souhaite faire un plateau de table intérieure en bois brûlé. Je ne sais pas encore si je vais faire l’effet brossé ou laisser l’effet écailles. Je ne vais donc pas poncer mon plateau. Dans les 2 cas, puis je tout de même utiliser l’huile de tung pour le protéger, et de quelle manière l’utiliser? Merci.

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Bonjour Myriam,
      C’est une belle idée ! Je vous conseille cependant d’éviter l’effet « écailles » qui ne tiendra pas à la longue. Il vous reste le choix entre brûlé / brossé ou brûlé tout court.
      L’application de l’huile de tung se fait comme pour les autres support : 1ère couche au pinceau / essuyage au chiffon / repos 12-24h / 2ème couche au chiffon. Toujours faire attention aux surplus d’huile 😉 Les pomper si nécessaire. Laisser sécher une semaine puis vérifier si le noir vous tâche encore les doigts. Au besoin refaire un passage de chiffon imbibé d’huile.
      Bon chantier,
      Guillaume

      1. Myriam dit :

        Merci Guillaume.
        J’ai lu qu’il était possible de rebrûler après la 1ère couche d’huile pour raccourcir le temps de séchage, puis d’appliquer la 2ème couche. Qu’en pensez vous, et dans ce cas, quel délais attendre avant de l’appliquer après ce 2ème brûlage ?

        1. Guillaume Le Penher dit :

          Oui je le fais aussi ! Quand on dit « brûler » l’huile, c’est plutôt chauffer gentiment au chalumeau. Dans tous les cas attendez au moins 24h pour passer la seconde couche d’huile.

          1. Myriam dit :

            Merci🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.