Teinter/Colorer le bois

Comment teinter le bois ?

détail de la tête de cerf en bois brûlé, brossé et teinté-yakisugi décoratif

Vous cherchez à teinter le bois (ou teindre le bois, nous verrons cela dans un instant) pour décupler les possibilités décoratives d’un meuble ou d’un objet ? En effet, grâce aux teintes à bois, vous pouvez redécorer totalement une table ou une armoire et la remettre au goût du jour.

sommaire dessiné de l'article "comment teinter votre bois ?"

Teinter le bois c’est facile, pas cher et nécessite peu de matériel. Pour mener votre projet à bien, vous devez simplement respecter quelques règles du métier que je vais vous détailler dans la suite de cet article. Vous trouverez ici toutes les informations pour vous repérer dans le maquis des produits de coloration du bois disponibles sur le marché.

Nous en profiterons pour nous poser les BONNES questions :

  • Pourquoi teinter du bois ?
  • Peut-on teindre tous les bois ?
  • Doit-on dire “teindre” ou “teinter” d’ailleurs ?…
  • Comment choisir votre teinture à bois

Après la théorie, vous passerez ensuite à l’atelier pour la pratique. Vous y apprendrez à préparer votre support comme un/une pro. Enfin, vous appliquerez et vous pourrez uniformiser votre teinte à bois avec les bons gestes avant la couche de finition de votre chef d’œuvre.

Pour finir, je vous livrerais quelques unes de mes astuces secrètes mais chut ! Cela doit rester entre nous 😉

Avant d’enfiler vos tabliers (ça tâche !), répondons à la première question indispensable…

Pourquoi teinter le bois ?

Oui, ça parait presque bête comme question ! Vous êtes là parce que vous VOULEZ teinter du bois… Pourtant il y a différentes réponses qui vont orienter votre choix.

Pour harmoniser la teinte d’un meuble

Il arrive qu’un meuble, ancien ou pas, présente des différences de ton. Par exemple un plateau exposé au soleil derrière une baie est devenu clair. Sa beauté est altérée. La teinte est donc une solution rapide pour le rénover.

Dans le cas d’une fabrication, si vous avez utilisé des bois provenant de plateaux dépareillés (issus de la même essence mais pas du même arbre), vous allez devoir uniformiser l’aspect. A l’aide de la teinte à bois, vous aller pouvoir donner un aspect uniforme à l’ensemble.

Pour uniformiser l’aspect d’un meuble

En ébénisterie, nous sommes parfois amené à utiliser plusieurs essences de bois différentes pour des raisons techniques. Par exemple, vous pouvez avoir un bâti en peuplier, des moulures en tilleul et d’autres parties en acajou. En travaillant sur les teintes à bois, vous allez pouvoir harmoniser les tons de ces différents éléments pour obtenir un ensemble cohérent.

La différence avec l’harmonisation (une même essence) est que vous allez peut-être devoir jouer avec des nuances de teintes en fonction de chaque essence à uniformiser.

Pour colorer un bois

L’ajout d’une teinte à bois de couleur vive égaie un meuble ou un objet et lui donne un côté résolument contemporain ! Ces teintes à bois bleue, rouge, jaune ou verte sont encore assez peu répandues dans les ateliers français. Les anglo-saxons sont beaucoup plus ouverts et n’hésitent pas à les employer.

J’ai moi-même craqué en voyant l’association bois brûlé / brossé et teintes vives ! J’adore le pep’s que cela donne aux créations. Je n’ai jamais été un grand fan des teintes classiques mais je ne peux plus me passer des teintes à bois colorées…

Pour prévenir le vieillissement

Comme pour l’harmonisation, la teinte aide à mieux contrôler les effets de UV et des lumières artificielles sur les pigments naturels du bois. On peut donc retarder le processus de vieillissement du bois à l’aide d’une teinture pour bois de qualité.

Peut-on teinter tous les bois ?

Oui, tous les bois peuvent potentiellement être teinté. Cependant, aucun ébéniste n’a teinté d’ébène… Plus un bois est foncé, moins il y a de possibilités d’effets. Dans les faits on ne teinte donc pas tous les bois.

On teinte souvent des bois blancs ou de faible prix pour créer l’illusion d’un bois plus noble. Le houx teinté noir fait un bel ébène par exemple. Le peuplier teinté peut donner un effet très proche du merisier pour un prix bien inférieur (et moins de contrefil).

Malgré tout, certains bois clairs n’absorbent pas la teinte de manière uniforme. Testez toujours sur une chute d’une dimension assez généreuse pour permettre de vous faire une idée précise du rendu. C’est sûr que si vous faite un échantillon avec une pièce de quelques cm2, vous risquez d’avoir des surprises quand vous passerez à l’échelle réelle !

Retenez aussi que certains bois sont plus gras que d’autres. Le teck est un exemple caractéristique d’un bois gras. De manière générale, les bois gras sont plutôt des bois tropicaux.

Un autre facteur qui joue sur la pénétration de la teinte est le type de pore du bois. Les essences ont des pores plus ou moins “ouverts”. Le chêne ou le frêne ont des pores ouverts. Ils “boivent” bien la teinte si on brosse le liquide correctement pour l’aider à pénétrer. La préparation de votre support est cruciale. Nous allons l’aborder en détail dans un instant, juste après un point sémantique qui me semble important.

Teinter le bois ou teindre le bois ?…

En commençant à rédiger cet article, je me suis posé cette question. Savez-vous quel terme est le terme qui convient pour désigner “l’application d’un produit coloré sur le bois” ?

J’ai regardé dans le Larousse et je n’ai pas trouvé cela très clair. En poussant un peu plus loin mes investigations, voici ce que j’ai compris.

La notion de teinture implique une imprégnation, pas simplement un coup de pinceau garni de produit. Plutôt un bain comme pour teindre un textile par exemple. Dans ce cas on immerge la pièce à teindre dans un récipient rempli de colorant (teinture).

Dans notre cas, il s’agit bien de teinter le bois pour lui donner une coloration légère. Pourtant le Larousse nous donne le verbe “peindre” comme synonyme de “teinter”. Pour le coup, la peinture modifie autant l’aspect final de la pièce qu’une teinture…

Lorsqu’on teinte le bois, on cherche à en modifier l’aspect d’origine tout en conservant son grain et son motif. On joue donc avec une certaine transparence. Je continuerai donc cet article en parlant exclusivement de teinte à bois et non pas de teinture pour le bois.

Maintenant, il est temps de procéder de débroussailler le maquis des produits pour teinter le bois…

Quelle teinte à bois choisir ?

En déambulant dans le rayon des produits à bois d’un magasin de bricolage, vous êtes peut-être pris de vertige face au choix incroyable qui s’offre à vous…

Je déteste ces rayons !

Ils répondent plus à une logique marketing qu’à vos besoins. Les industriels prennent un malin plaisir à segmenter, diviser, polariser… pour mieux nous hypnotiser.

Aie confiance, crois en moi petit d’homme…

Le serpent Kaa, spécialiste marketing chez Disney…

Je reçois du coup des messages du style : “Est-ce que vous vendez des huiles teintantes ?”

_ Non.

Les produits tout-en-1 ne me séduisent pas. La promesse est souvent trop belle. Je préfère la simplicité !

C’est quoi une teinte ?

Une teinte est composée de pigments, d’oxydes ou de tanins dispersés dans une base, un vecteur de transport. Cette base est généralement soit de l’eau, soit de l’alcool. L’alcool est volatil donc il dégage des vapeurs lors de l’application. Il y a encore quelques années, je ne jurais que par ce type de produit. Tous les professionnels utilisaient des bases alcool. Pourtant leur utilisation était parfois délicate.

Entre temps, les fabricants de produits professionnels ont largement amélioré la qualité des teintes à base d’eau. Aujourd’hui, les teintes à bois professionnelles en phase aqueuse sont vraiment les plus simples à utiliser avec un excellent résultat.

Quant aux pigments, il est difficile d’avoir une information claire à ce sujet. On touche au secret industriel ! Toutefois, les réglementations ont mis fin à l’utilisation de familles de produits dangereux. Je me souviens dans un autre domaine que je connais très bien que des souffleurs de verre utilisaient des couleurs (magnifiques) à l’urane. L’urane (qui a été découvert en même temps que la planète Uranus) est un oxyde d’uranium… Ça vous tente ?

Optez pour le bon sens !

Vous l’avez compris, je vous recommande d’utiliser des teintes à bois à base d’eau. C’est pourquoi j’ai sélectionné pour Sol-éco un fabricant professionnel anglais. Mes teintes sont faciles à utiliser et sont sans odeur. Elles sèchent rapidement. 2 heures après, vous pouvez appliquez votre couche de finition.

Laissez tomber les produits compliqués qui mélangent finition et coloration. D’abord on teinte, ensuite on protège. Basta. C’est une illusion à mon sens de vouloir tout faire en même temps.

De plus, vous ne pourrez pas contrôler votre mise en teinte et son intensité. La multiplication de ces produits ces dernières années n’ont à mon avis que pour seul but de monopoliser les rayonnages pour la marque.

Teinte à bois maison, pigments… Une bonne idée ?

Perso, j’adore faire la cuisine ! Influences asiatiques et antillaises se mêlent aux traditions familiales façon “Ginette Mathiot“…

Mais quand il s’agit de bidouiller des tambouilles à l’atelier, je ne suis pas très chaud… Alors, désolé, mais je ne suis pas du tout convaincu par les teintes à bois issues de décoctions ou d’infusion de thé noir, de café ou de chicoré. Comme ce sont des tanins végétaux, je ne vois pas comment ils pourraient résister aux UV aussi bien que des pigments minéraux ou des oxydes… Comme je déteste faire le boulot 2 fois, je m’en tiens aux produits confirmés, prévisibles et contrôlables…

Il reste l’extrait de Cassel que certains appellent à tort “brou de noix”. L’extrait de Cassel est un végétal fossilisé, une lignite (famille du charbon donc). Ce minerai est très présent en Allemagne. On le dissous dans l’eau chaude. La densité de la teinte obtenue dépend de la concentration en extrait de Cassel dans l’eau et du nombre de couches que vous allez passer. Étant donné sa teneur en carbone, vous comprendrez qu’on ne fait pas ici dans la teinte chaude et colorée…

Chacun son style !

J’espère que mon point de vue vous permettra de gagner du temps dans votre choix. Si c’est le cas, j’aurais atteint mon objectif : que vous passiez moins de temps dans les rayons et plus de temps à l’atelier 😉

D’ailleurs, il est temps d’enfiler votre tablier et vos “équipements de protection individuels” : gants, masque, lunettes. En route pour l’atelier !

Préparer votre support avant de teinter le bois

Avant de vous lancer dans la mise en teinte de votre bois, votre support doit être bien apprêté. Si vous partez d’un meuble ancien, vous devez décaper les anciennes finitions pour remettre le bois à nu. Ce n’est pas la partie la plus passionnante mais c’est crucial pour la suite. Prenez garde à bien enlever TOUS les résidus de cire ou de vernis, y compris dans les reliefs (moulures). Chaque mm2 de finition ancienne agit comme un pochoir, rendant impossible la mise en teinte…

Dans le cas d’un support neuf, vous aurez beaucoup moins de travail évidemment. Voici les étapes :

  • Poncer : si vous poncez à la main, faites-le toujours dans le sens du fil du bois pour éviter les rayures tenaces. Vous pouvez également poncer avec une machine orbitale munie d’une aspiration. Les poussières de bois sont très dangereuses. Portez votre masque filtrant (FFP2 minimum). Le masque chirurgical ne protège pas des poussières fines…
  • Ouvrir le pore du bois : un petit coup d’éponge humide passé sur le bois permet de lever les fibres et d’ouvrir le pore du bois. Laisser sécher quelques instants puis repasser une petit coup d’égrenage avec un abrasif de grain 400 par exemple (ou un 240 usé). Cette technique permet d’avoir une finition plus douce. Je n’aime pas trop utiliser de la laine d’acier pour cette étape car il y a toujours des fibres de métal qui s’accrochent dans le bois…
  • Dépoussiérer : par brossage avec une brosse à reluire ou une époussette qui se faufile partout puis par aspiration. Les poussières résiduelles empêchent la teinte de bien pénétrer dans les pores du bois.
époussette tradition hêtre poncé
Époussette “Tradition”

Et voilà ! Votre pièce est prête à recevoir sa teinte !

Appliquer votre teinte à bois

Les teintes s’appliquent au pinceau, au pistolet ou au chiffon. Suivant la nature du bois, vous pouvez simplement suivre le fil du bois ou bien devoir insister un peu pour bien faire pénétrer la teinte. Dans tous les cas, je vous conseille d’essuyer le surplus au chiffon dans le sens du fil. Vous éviterez ainsi les traces perpendiculaires lors du séchage de la teinte.

pinceau large 80mm à manche en hêtre vernis
Pinceau à manche vernis pour appliquer la teinte ou l’huile

Suivant le type de base (alcool ou eau) et la nature du colorant (pigment ou oxyde), les teintes ne fusent et ne pénètrent pas toutes de la même façon. L’essence du bois joue également un rôle. Teinter du sapin, du merisier ou du chêne peut être différent. Comme l’idée est de teinter le bois ou un meuble en conservant le veinage, allez-y doucement sur la teinte. L’essuyage au chiffon permet d’uniformiser la teinte sur l’ensemble de la pièce.

En cas de besoin, vous pouvez appliquer une seconde couche de teinte ou bien superposer 2 teintes différentes. Veiller alors à utiliser des teintes compatibles (même base).

comment appliquer votre teinte à bois ? Réponse en dessin

Teintes à bois Sol-éco

Pour vos chantiers de teinte, je vous propose 2 gammes de produits pour teinter le bois. La première est ce que j’appelle la gamme “traditionnelle” avec les teintes à bois incontournables :

teinte à bois coloris bois
  • Chêne clair
  • Chêne foncé
  • Acajou foncé
  • Noyer
  • Noir

La seconde gamme que je vous propose est plus fun avec des teintes à bois aux couleurs vives qui égaient vos projets en bois clairs :

gamme couleur teinte à bois
  • Jaune
  • Orange
  • Rouge
  • Bleu
  • Gris

J’adore les effets de ces teintes vives ! Avec le Yakisugi décoratif, je trouve qu’on sublime la beauté des bois les plus communs comme le pin. J’ai découvert cette combinaison grâce à des Anglais et des Américains dans mon groupe Facebook dédié aux “Fans du Yakisugi”. Si ce type de travail vous intéresse, j’aurais plaisir à vous y accueillir 😉

tête de cerf en yakisugi décoratif- bois brûlé, brossé et teinté en rouge
Tête de cerf en Yakisugi décoratif, teinte à bois rouge

Toutes les teintes à bois Sol-éco sont miscibles et diluables. Vous pouvez donc moduler la puissance d’une teinte et/ou la mélanger à une autre. Retrouvez toutes ces teintes à l’eau en flacons de 25cl et 1l. Leur rendement dépend de l’absorption du bois. Avec 1l vous pourrez généralement embellir entre 8 et 12m2.

Essuyez bien vos pinceaux après usage avec du papier journal ou du carton afin d’utiliser le moins d’eau possible. La limite des produits en phase aqueuse est la confusion qu’ils apportent. Un produit à base d’eau ne veut pas dire “sans danger pour la nature”. Bien au contraire ! Les stations d’épurations ne sont pas adaptées au traitement de toutes les molécules chimiques…

Le séchage de la teinte à bois se fait en 2 heures. Je vous conseille quand même d’attendre 4 heures avant de procéder à la finition…

Protéger son bois teinté

Maintenant que vous avez donné à votre bois sa teinte finale, il ne reste plus qu’à protéger l’ensemble. Comme pour le bois brut, vous avez le choix entre 3 grandes familles de produits :

  • Les vernis
  • Les cires
  • Les huiles

Si vous avez parcouru un peu ce blog, je ne vais pas vous surprendre en annonçant d’emblée mon penchant pour l’huile ! Pas n’importe laquelle, celle de Tung, of course… Mais je vais quand même faire un effort d’ouverture d’esprit et vous parler aussi des 2 autres.

Les vernis

Cellulosique, acrylique, polyuréthane pour les chimiques ou gomme laque pour les vernis à base de résines naturelles diluées à l’alcool. La famille des vernis est très large en fonction de la résistance, du type de solvant et du gloss (brillance) que l’on souhaite.

Ils s’appliquent généralement au pistolet afin d’éviter les traces et les poils de pinceaux ! Il faut égrener (poncer fin) entre chaque couche. Je trouve ça fastidieux et en plus, ça m’ coûté un canal carpien à cause des vibrations des machines. Maintenant vous comprenez pourquoi j’ai vendu mon pistolet et mon compresseur…

Les cires

Il faut distinguer les cires dures et les cires plus souples. Certaines sont d’origine animale comme la cire d’abeille ou d’origine végétale comme le carnauba ou celle de candelilla utilisées également en cosmétique.

Les cires pour meuble se présentent soit sous forme liquide soit en pâte type “encaustique”. Comme le vernis, la cire est filmogène c’est-à-dire qu’elle reste en surface. Les cires sont souvent dissoutes à l’aide de térébenthine.

Quitte à choisir, optez pour une encaustique, plus chargée qu’une cire liquide. Comme vous allez l’appliquer sur une surface déjà teintée, prenez-là incolore.

J’avoue que malgré mon éducation à la cire, je ne suis plus fan de ce produit. La résistance à l’eau et aux tâches est faible. On peut appliquer un fond dur avant le cirage pour améliorer l’imperméabilisation. Là encore, on tombe dans des procédés compliqués et qui nécessite beaucoup de produits. Et puis, avec ces finitions, je ne sens plus le grain du bois sous la pulpe de mes doigts… Je ne supporte plus le côté “plastique”.

Les huiles

Même dans les huiles je suis très sélectif ! Alors oui, je vais réserver mon huile d’olive vierge pour la cuisine. Je ne prendrai pas d’huile dure (mélange où se côtoie huile de lin, de tournesol voire même soja qui sont cuites) ou catalysée.

Huile pour bois haute protection 1 litre

Je choisirai bien sûr une huile Haute Protection composée de 90% d’huile de Tung et 10% d’huile d’orange. C’est tout. Le Tung va apporter la résistance aux tâches, à l’eau et à la plupart des acides communs. L’huile d’orange (D-Limonène) va aider à la pénétration en fluidifiant l’ensemble. Avec sa touche d’agrume frais, elle va créer un moment unique, une vraie fête des sens !

Et pourquoi pas de l’huile de lin ?

C’est comme vous voulez mais je préfère l’huile de Tung pour plusieurs raisons :

  • L’huile de Tung (ou Haute Protection) est plus stable dans le temps. Elle jaunit moins
  • Le Tung est plus résistant aux moisissures
  • Il offre une meilleure protection à l’eau
  • Et surtout, son point éclair est plus haut. Les chiffons imbibés d’huile de lin peuvent s’enflammer s’ils ne sont pas stockés correctement (style dans un pot de confiture ou plongés dans l’eau avant évacuation). C’est encore pire si vous utilisez des huiles de lin catalysées ou cuites. L’huile de Tung n’est pas classée comme sensible à l’auto-combustion. Après, faut quand même pas tenter le diable non plus 😉

Donc pour résumer, mon procédé se résume à 2 couches d’huile Haute protection comme expliqué dans cet autre article du blog.

7 astuces pour teinter le bois comme un pro

Comme promis au début de cet article, je vous livre 7 astuces pour teinter le bois comme un pro.

1/ Déposez les quincailleries, ferrures et entrées de serrures.

Avant de commencer à teinter votre meuble, je vous conseille d’enlever toutes les quincailleries. Certaines oxydes réagissent avec les parties métalliques (comme l’acier, le cuivre, l’aluminium, le platine ou le zinc). Ce serait dommage de leur faire perdre leur éclat à cause de la teinte. Deuxième avantage, vous serez plus à l’aise pour travailler si vous pouvez disposez les portes et les autres éléments mobiles à plat sur votre établi. Vous ne serez pas non plus gêné dans l’application et l’essuyage par des entrées de serrures qui pourraient conserver des surplus de teinte pas très esthétiques…

2/ Évitez les bouchages durs.

En cas de restauration, préférez un bouchage avec une pièce de bois plutôt que d’utiliser des pâtes avec durcisseur ou des cires qui prennent mal la teinte. Si vous souhaitez utiliser une cire colorée, attendez d’avoir teinté pour choisir la couleur la plus proche. Grattez bien les résidus de colle.

3/ Mieux vaut plus clair que trop foncé !

Allez-y doucement sur la teinte noyer ou chêne foncé. Faites des essais au préalable. Mieux vaut faire 2 couches pour densifier qu’une seule trop foncée ! Diluer au besoin votre teinte.

4/ Secouez-moi, secouez-moi !

Secouez énergiquement votre bidon avant de l’utiliser pour bien disperser les pigments. Sinon, c’est plus dense au fond…

5/ Petit à petit, l’oiseau fait son nid

Travailler par petites surfaces. Vous aurez ainsi le temps d’essuyer et d’ajuster la teinte en évitant que des superpositions ne sèchent en créant des zones à la teinte plus dense. Prenez votre temps !

6/ Soyez prévoyants !

Il n’y a rien de plus décevant que de manquer de produit en cours de chantier. De plus, comme pour les carrelages, on peut constater des différences de ton entre 2 lots de teinte. Assurez-vous donc de prévoir une quantité de produit suffisant pour terminer sereinement votre travail.

7/ Respectez le temps de séchage

A vouloir aller trop vite, vous risquez de détruire le long travail préparatoire que vous avez effectué. Laissez bien la teinte sécher correctement avant de la recouvrir. 4 heures à 18°C, c’est top. C’est le moment de faire une petite balade, de lire un peu ou de faire la sieste 😉

Bravo !

Wouahou ! Vous êtes arrivé au bout de cet article ! Maintenant, vous avez toutes les cartes en main pour teinter le bois brut (je n’ai pas dit “teindre le bois” qui semble plus être utilisé de l’autre côté de l’Atlantique…). Vous savez faire votre choix parmi les produits disponibles et connaissez désormais toutes les étapes.

Si vous avez encore des questions, postez-les tout de suite en commentaire. J’y répondrai comme toujours avec plaisir !

Bons chantiers,

Guillaume

2 thoughts on “Comment teinter le bois ?

  1. Nathalie dit :

    Article hyper intéressant et très complet ! Merci ☺️

    1. Guillaume Le Penher dit :

      Au plaisir Nathalie ! On est là pour apprendre sans se prendre la tête 😉

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